Mon Tour du Monde, petit bilan tout juste de retour

Ça y est je suis rentré au bercail! Quelques heures après la parution de cet article me voici déjà au rouge et au saucisson: un beau bilan après 10 mois en dehors de mes frontières! Heureusement le bilan ne s’arrête pas là. Mais pour l’heure vous allez enfin profiter de quelques uns de mes beaux graphiques qui m’ont bien amusé durant les creux.

Pour avoir une idée de mes dépenses voici deux graphiques présentant mon budget journalier (moyen) dans les pays traversés. Au dessus de chaque pays est indiqué le nombre de jours passés.

Same same but different :

La question du logement est journalière et récurrente, mais pas moins importante. C’est souvent beaucoup plus qu’un simple endroit où dormir. Rencontres, échanges, conseils etc. Et c’est un budget non négligeable, qui peut vite exploser si l’on n’y fait pas trop attention. Mon budget moyen au cours de ce voyage est de 3,92€ par nuit.  Assez peu sachant qu’une nuit en auberge en Amérique du Sud (Brésil, Argentine, Chili) coûte entre 8 et 10€, en Nouvelle Zélande & Australie entre 15 et 25€ et en Asie du Sud Est entre 2 et 6€.

Dans la boîte à outils du voyageur on trouve notamment Couchsurfing, via cette plateforme sociale j’ai été hébergé un peu partout par des locaux sans que jamais la question d’argent ne soit mentionnée. Je pense particulièrement à Diogo (Rio de Janeiro), Augustin (Bariloche) ou encore à Kuni (Singapour). En Nouvelle Zélande je possédais mon Camper Van pendant plus de 3 mois, je dormais donc à l’intérieur.   Le camembert ci-dessous reprend tout mes types d’hébergements depuis mon départ.

Encore un peu plus de chiffres pour les amateurs. Au global, j’ai dépensé 4000€ avant mon départ, puis environ 1000€ par mois durant le voyage. Le gros budget étant la Nouvelle Zélande et l’Australie, surtout du fait des 1000€ de manque à gagner quand j’ai dû revendre mon van 2000 $NZ au lieu de 3500 $NZ à l’achat. Quelques dépenses exceptionnelles ont ponctué le trip aussi, comme mon sky dive (Chute Libre) à Queenstown 200€ (NZ) ou mes 6 jours de plongée dans un des endroits les moins cher au monde, Koh Tao 500€ (Thaïlande).

Comme vous pouvez le constater, le transport ce n’est pas donné de nos jours!

Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à me payer un verre !

Pour info, voici mon petit programme pour les semaines à venir:

Atterrisage le 15 août à 11h25 à CDG… Quelques jours à Paris…Wkd du 18 août: Mariage Paris/Normandie …  Passage Nordique pour reprendre les marques… Wkd du 1er Sept: Braderie de Lille et semi-marathon… Wkd du 8 sept: Marathon du Médoc et séjours dans le Sud Ouest en Famille… 28 sept: UTCéenne. Entre tout ça je suis libre, frais et dispo (et je recherche un taff!).

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L’île Kapas (Pulau Kapas)

Pulau Kapas – Kapas Island – L’île Kapas – Du 26 Juin au 14 Juillet 2012

Au large de Marang, sur la côte Est de la Malaisie Péninsulaire se trouve la petite île Kapas. Le tour en kayak s’effectue en une petite heure. Une station solaire fournit le courant à la dizaine d’habitations qui se succèdent le long des plages. Je loge au Captain Longhouse, à l’extrémité sud de la plage principale. Légèrement enfoncé dans la jungle, abrité des vents dominants, l’endroit bien que paradisiaque n’attire pas le tourisme de masse, comme cela peut être le cas sur les Perhantians Islands. La saison haute commence tout juste, mais pour le moment ce sont encore les voyageurs au long cours comme moi qui s’y sont en majorité. Je serai d’ailleurs pour un temps le seul hôte. Le brin de touristes sur l’île et la durée de mon séjour ici me permettent de construire une relation privilégiée avec quelques locaux ou d’autres occidentaux coincés ici. Natasha, une anglaise en couple avec Longek (Malais), y a posé ses bagages ici depuis déjà quelques saisons. Ensemble et avec Karim (un autre Malais) ils gèrent l’auberge du Captain.

Mon premier jour, je rencontre plusieurs couples de français qui se sont liés d’amitié en arrivant sur l’île, je les accompagne pour la journée. Au programme relaxation, snorkelling, Beach Volley, et comme de coutume on discute de voyages, s’échangeant les bons plans. Contrairement à la majorité des backpackers d’Asie du Sud Est, je suis à contresens, je monte. Du coup je peux récupérer des bons tuyaux à foison. Ils sont sur les routes depuis belle lurette, pour la plupart après avoir posé leur démission ou un sabbatique après 5 ou 6 ans de boulot. Nouveau bon plan d’ailleurs, sur Koh Phangan (l’île thaïlandaise des fameuses fêtes de la Full Moon), il y a une famille belge qui gère une vingtaine de bungalows et un belgium beer bar où l’on peut déguster de bons breuvages du plat pays. Ce sera ma prochaine étape, pour les curieux c’est Seetanu Bungalows (Et effectivement j’y suis passé, pour y déguster une Rochefort 6, une Karlmeliet Triple et une Kwak sous les cocotiers).

J’avais dans l’idée de camper pour économiser sur l’hébergement, finalement on me laisse dormir sur le lit de la terrasse (face à la mer) pour le même prix, 4€ la nuit. »C’est la meilleur place! » me dira le Captain.

Terrasse de LongHouse et aussi là où je dors

 

 

 

 

Effectivement, que demander de plus? Je dors sur la terrasse surplombant la plage sous ma moustiquaire, avec les bruits nocturnes et des vagues léchant la plage. Au final je ne dépense pas plus de 15€ (60 ringits) par jour en pension complète, avec tous le matos disponible, dont une superbe bouée rose bonbon, parfaite pour se laisser dériver au large des plages et observer les tortues qui se reposent sur les fonds marins.

La vie à longhouse s’organise jour après jour assidûment.  Tout commence par un réveil tardif. Je suis le rythme local! De toute façon le petit dej commence à partir de 10h, Natacha et longek ne se réveillant qu’à 9h30. En général lorsque j’ouvre un oeil la première chose que j’aperçois c’est le scintillement de l’océan à travers les cocotiers bordant la plage.

Je suis déjà en maillot, je descends de mon lit sur pilotis pour aller chercher masque et tuba. Quelques brasses plus tard dans une eau tiède je suis au dessus des quelques récifs coralliens qui font face à la plage. Je retrouve mon pote Némo pour une partie de cache-cache. De fil en aiguille je dégusterai le fameux Banana Pancake de Longek peu avant midi. Ensuite cela dépend de mon humeur: tour de l’île en Kayak avec équipement de snorkeling à l’arrière, volley-ball, session hamac et bouquin, pêche à la traîne, escalade de cocotier quand la soif est plus grande que la peur de tomber, tour de l’île avec Karim qui emmène d’autres touristes, ou tout simplement échanges avec les voyageurs de passage. Ensuite vient le temps de la pêche aux squids (calamars) peu avant le coucher du soleil.

J’irai de nombreuses fois à la pêche aux calamars, une découverte. Ma première sortie, le mal de mer me cloue à fond de cale. Mon high Score sera pour plus tard. Mais ça n’empêche pas Karim d’en ramener 4 en un 20 minutes ce jours là. Tout juste de retour au Captain Longhouse, il grille déjà les céphalopodes pour l’apéro. Une autre fois, mon record  (5), je serai le boss de la pêche cette fois-ci même si c’est Karim qui choppera le plus gros. Karim 4, Longek 4…on en pêche tellement que même les jours sans sortie il y a toujours du calamar frit pour l’apéro. Au coucher du soleil c’est le top départ, chacun sa canne, pieds nus en short de bain, on monte dans l’embarcation. Je tire la corde qui relie l’ancre au bateau, je passe l’ancre par dessus bord, le moteur tourne. A la recherche du spot où l’on enchainera les belles prises.

Quand calamar pas content... allez Karim, à la flotte

Cette fois-ci ce sont des trombes d’eau qui accueillent le coucher du soleil derrière les nuages d’orages, mais c’est justement le moment où l’on en remonte le plus. On sera trempés. Une bonne chose, ça nettoie l’encre noire qui macule nos corps. Quand calamar pas content, calamar le faire savoir.

Il est temps de rentrer, c’est qu’il faut cuisiner maintenant. Etant le seul guest ce soir-là, no stress, relax, on mangera à 22h00 au lieu des 20h00 habituelles. Au menu, calamars frits, riz, poulet en sauce, omelette. Après les assauts répétés pour que je finisse les plats, je me charge la panse encore une fois.

Le dîner à Longhouse est vachement sympa. Côté malais c’est Longek et Karim qui s’occupent des plats, sinon Natasha passe aux cuisines lorsqu’il n’y pas pas trop de monde pour nous concocter des plats occidentaux. Tout le monde se retrouve en face du bar sur les tables posées là. Côté malais l’éternel riz accompagne les différents plats. Tous les soirs nous sommes entre 4 et une douzaine à partager le repas. Un beau moment de partage dans un mélange d’anglais, de français et de malais bien sûr. Les français sont encore et toujours aux rendez-vous de mes rencontres. L’un de ces dîners me permettra d’ailleurs de rencontrer une diplômée GSU 2005 (Génie des Systèmes Urbains) de mon école d’ingé (l’UTC), encore une fois le monde est petit (ou alors les gens font tous les même choses…). Alors que tous les hôtes sont encore assis à discuter de voyages et d’autres, Karim démarre le feu. C’est une habitude dorénavant à Longhouse, même si sa chaleur n’est pas vraiment nécessaire, tout le monde se rassemble autour de lui, il réchauffe les coeurs. J’opte en générale pour les pois (on dit bolas en France), à la fin de mon séjour je me serais bien amélioré dans ce sport indispensable mais j’aurais surtout perdu des points de vie (se roussir la peau à l’essence y’a mieux !).

Quand Karim n’est pas « busy busy », il emmène les quelques touristes présents découvrir l’île. Le pourquoi du « busy busy », en Malais le pluriel d’un mot se forme souvent en répétant ce mot deux fois. C’est donc assez marrant de les entendre parler anglais, car en général ils traduisent mot à mot du malais à l’anglais. Premier stop, le plongeon de la mort! Enfin, on fait juste plouf dans l’eau, mais ce n’est pas évident pour tout le monde (je ne vise personne)…

Second spot la Grotte. Dans un coin de falaise, se cache une cavité habitée. On peut y accéder en bateau. Lors de ma seconde visite, quelques surprises nous y attendent: Un crocodile! Nan, nan, en fait c’est juste un varan énormeeee, qui attend patiemment sur son rocher qu’une chauve-souris tombe dans l’eau (enfin c’est ce que j’imagine), alors que son petit frère d’un peu moins d’un mètre batifole tout en restant à bonne distance. La première surprise passée, c’est maintenant un serpent que j’aperçois en train d’escalader les parois. Peut-être notre compère le pithon qui avait visité la chambre de Natasha quelques jours plus tôt durant la nuit. Les chauves-souris ne sont pas dupes, et restent à bonne distance. Aucune idée du comment ce serpent a pu se frayer son chemin jusqu’ici, aussi haut, mais il est bien là, accroché à la paroi. La base de son corps repose sur une partie à peu-près droite, tandis que sa tête zigzague et remonte petit à petit la roche verticale, flirtant avec les lois newtoniennes.

En bonus la photo d’un aigle marin juste avant qu’il n’attrape avec ses serres une chauve-souris en plein vol. Le pourquoi-du-comment de cette photo… et bien oui c’est ma faute, en entrant un peu loin dans la grotte en kayak ce jour là, j’ai dérangé quelques unes des habitantes qui sont sorties faire un tour et là ce couple d’aigles attirés par leurs petits bruits aigus en a profité.

Selon les conditions du jour, Karim nous emmène sur les meilleurs spots de snorkeling. A Kapas on peut encore observer une vie sous-marine riche. Il y a surtout une multitude de poissons clowns qui gardent farouchement leurs anémones, pour les fans de Némo c’est le top donc. Il y a aussi des tortues vertes qui viennent régulièrement déposer leurs oeufs sur les quelques plages. On peut les observer le matin juste en face de Longhouse. Certaines d’entre elles se reposent sur les fonds sableux à quelques mètres de profondeur là où le sable est recouvert de petites algues. Autour des massifs coralliens on observe une abondance de poissons colorés; les plus patients apercevront des murènes, des requins ou encore le fugu (le poisson-ballon).

J’ai la chance d’avoir le temps et aussi la liberté d’y séjourner autant que je le souhaite. L’essentiel de l’île s’explore en 3 jours. Alors plus que le simple fait de visiter, ce sont les rencontres, les liens créés, les échanges qui sont les plus importants. Kapas ce sera surtout ça. Durant 3 semaines, j’ai vu passer du monde. Il y a bien sûr des touristes formidables de passage, Ben, June, Christian, Poppy, Cédric, et bien d’autres. Mais également pour en citer quelques uns: Longek & Natasha et Karim de Longhouse ou encore Najibah qui travaille au centre de plongée de l’île.

 

 

En ce 14 juillet 2012 je quitte les lieux. Mon nouvel objectif est d’atteindre d’ici 24 heures de transport une autre île du côté thaïlandais, Koh Phangan (Qui se trouve entre Koh Tao et Koh Samui). Dix petites minutes de bateau me séparent de la terre ferme. L’aventure continue. Bien que ce soit l’étape la plus courte et facile de ce trajet, j’ai le coeur lourd. Depuis mes 9 mois passés autour du monde ce fût mon séjour le plus long au même endroit. D’ici quelques mois la mousson fera fuir les derniers touristes tandis que quelques irréductibles resteront là pour protéger l’île des pirates, tout en vivant au rythme des tempêtes qui feront s’échouer d’innombrables objets qui participeront au nouveau décor de Longhouse la saison prochaine…

Retrouver l’ensemble des photos sur mon Picasa

Informations pratiques sur l’île Kapas (Pulau Kapas)

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Arnaud à la ferme

Whakahoro, petite bourgade au bout du bout de la route Oio au départ du village National Park. Cette route, qui se transforme vite en gravel road s’enfonce sans le Wanganui National Park. A la very end de cette route il y a quelques maisons, c’est ici que je vais passer deux semaines (du 17 au 30 avril). Là se trouve la Famille Steele, Richard & Rachel, les parents et Anna leur fille chez qui je loge. Ils ont acheté la propriété il y a plus de 20 ans, depuis lors l’activité principale de la ferme est l’élevage de moutons (environ 5000).

J’y serai volontaire en échange du gîte et du couvert. Je donne au coup de main quand il y a besoin. Au programme, tonte, transfert des moutons d’une pâture à l’autre, les trier, ou encore peinture et jardinage. Et quand je suis en temps libre, je n’ai pas le temps de m’embêter! De plus en plus de touristes passent par Whakahoro, en effet le lieu a beaucoup à offrir. On peut y pratiquer la chasse & la pêche, le VTT, le canoë, le cheval, ou encore la randonnée.

Le matin de mon premier jour Richard me balade dans sa propriété. Il me montre les différentes essences d’arbres natifs du parc. De retour à la ferme, il faut trier le groupe mouton qui se trouve déjà dans l’enclos aux abords de la zone de tonte, avant d’effectuer la noble tâche du décrottage de l’arrière-train des passifs bestiaux. Je n’exercerai pas mes talents de tondeur ce jours, mais à moi de ramasser et trier la laine. Et ce soir… c’est chasse à l’opossum.

Ce marsupial plutôt mignon n’a pourtant pas très bonne réputation sous les latitudes néo-zélandaise. On peut même dire qu’il est le plus grand fléau écologique que connaît ce pays. Importé d’Australie pour sa fourrure la première fois en 1837, on en compte près de 70 millions aujourd’hui. Ils raffolent de la riche flore d’ici, beaucoup plus abondante et fertile que les étendues désertiques australiennes. Et chose insupportable pour les néo-zélandais, il peut non seulement s’attaquer au symbole national, le kiwi, mais aussi aux autres oiseaux natifs qui ne connaissaient pas de prédateurs jusqu’aux différentes introductions de nuisibles. La végétation des forêts primaires ne résistent pas longtemps aux assauts continus des opossums qui peuvent dépouiller un arbre en quelques jours. Effectivement dans les zones non ou peu traitées, il est clairement visible que la canopée se meurt.

Des programmes d’éradications locaux et nationaux sont en place. Différentes sortes de poisons sont placés dans les arbres, des pièges sont également utilisés, les automobilistes accélèrent en voyant les deux yeux rouges fixer les phares, et les chasseurs ne sont pas en reste. Un kilogramme de fourrures (une vingtaine de bêtes) se revend 120$ NZ (8O€). C’est donc une chasse lucrative, et certains y sont à plein temps. Maintenant que je me suis bien justifié, eh bien Oui moi aussi j’ai occis du possum! Aller à la chasse à l’opossum c’est assez simple. Il suffit de balader la lumière d’une torche aux alentours, jusqu’à repérer deux petits petits yeux rouges. Ensuite on se rapproche, et bim

Aujourd’hui c’est mauvaises herbes, et finalement c’est fun (juste la première fois). J’utilise un coupe bordure et je coupe coupe coupe. Cette aprèm je suivrai Jason dans sa tournée assis à l’arrière du quad, au programme: rassembler des groupes de moutons, les changer de pâture ou encore tuer les espèces « nuisibles » quand on en croise…  On chasse aussi la chèvre sauvage! En quelques coups de couteau, voilà la chèvre vidée sur le sol et déjà entourée des chiens, qui ont l’air fort intéressé. Jason suspend le corps derrière le quad et c’est reparti (Après 10 jours au congélateur, pour tuer les parasites, la chèvre sera donné aux chiens).

Richard emmène régulièrement des groupes de touristes sur la rivière Wanganui avec son JetBoat (une invention Kiwi soit dit en passant). Quelques jours avant mon départ j’en profite pour me faire déposer avec mon VTT à côté du Bridge of Nowhere, 40 kilomètres me séparent de la ferme.

Ce pont, où aucune route ne mène, est perdu dans le parc national. Il fut construit en 1935 pour désenclaver la vallée Mangapurua qui était à l’époque habitée par quelques familles de pionniers, vétérans de la première guerre mondiale. Ils avaient choisi de s’installer ici après que le gouvernement ait ouvert cette région à la colonisation. Ces familles avaient reçu la « mission » de développer cette région, ce qu’ils firent. Les débuts furent prospères. Mais l’éloignement, les difficultés d’accès et des problèmes économiques obligèrent la majorité des colons à abandonner leurs terres. En 1942 il ne restait plus que 3 familles et c’est une crue qui mît le point final. Le gouvernement qui ne pouvant faire face économiquement au maintien des routes décida de fermer la vallée. Les 3 dernières familles quittèrent leurs propriétés à pied. Sur l’étroit chemin que je parcours pour rejoindre Whakahoro, je traverse les parcelles de ces anciens colons. De nombreux indices trahissent le passé de cette vallée: une cheminée encore debout seule au milieu d’une prairie, de vielles clôtures rouillées, ou encore des arbres qui clairement n’ont rien à faire là, au milieu de la forêt native, comme des châtaigniers.

Je suis ravi de ces deux semaines passées chez une famille Kiwi, où j’aurai découvert et appris pas mal de choses.


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Paysages de Nouvelle Zélande

La Nouvelle Zélande, c’est vrai, c’est beau. Son peu d’histoire, de culture ou même de vieilles pierres trouvent une large compensation dans la diversité et la beauté de ses paysages.

Je profite de mes deux semaines partagées avec mon frère au tour de l’île du Sud pour vous en faire découvrir quelques échantillons

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Tongario Alpine Crossing

Après mon séjour à la ferme, chez la famille Steele, il me reste quelques jours pour visiter l’île du Nord, comparé à mes 3 mois passé sur l’île du sud cela fait peu. Je vais donc m’orienter vers ce que j’aime faire ici, du trek et des sommets.

Dans le Nord, il n’y a pas de grande chaine montagneuse, c’est plutôt les volcans qui crèvent le paysages. Il y a Taranaki et son cône parfait, le massif de Tongariro au centre de l’île avec le volcan Ruapehu qui culmine à 2789m et enfin Rotorua où l’on peut admirer de l’activité volcanique sous toutes ses formes. C’est, comme souvent, le temps qui va orienter mes choix. Je me dirige  tout d’abord à New Plymouth qui se trouve sur la péninsule du volcan Taranaki, j’y loue une voiture pour 3 jours et ma balade commence. Après une nuit en refuge au pied de celui-ci, il ne sera pas possible de le gravir. Trop de brouillard, et la pluie soutenue durant la nuit n’indiquent rien de bon; les pieds dans la neige pour les 1000 derniers mètres de dénivelé, même si c’est fun au début cela peut devenir rapidement problématique. Je décide de rouler vers l’est, 3h30 plus tard je suis dans le Parc National de Tongario. Je fais face à la « Montagne du Destin » (Cf. Seigneurs des Anneaux). Je ne tarde pas trop, il commence à se faire tard pour entreprendre une marche en territoire hostile, et c’est même au pas de course que je gravis et traverse le zone volcanique pour arriver à mon refuge de l’autre côté. Je ferais le trek dans l’autre sens demain, en prenant mon temps et sous le soleil (j’espère) ! Mon refuge est une belle surprise, perché à 1500m sur le flanc du volcan il domine le centre de l’île, je peux même deviner l’océan loin à l’horizon. La vue sur le lac Taupo est incroyable, bien que ce soit le plus grand lac du pays, il n’occupe qu’une petite partie du paysage qui s’offre à moi depuis la terrasse du refuge. Le lac s’est formé suite à une gigantesque « explosion » il y a 27 000 ans ; et voilà le « taupo ». C’est ti pas beau!

Ce soir encore, je serai seul, bizarre qu’un lieu si magique soit désert. Mais il est vrai qu’il commence à faire froid et la saison touristique est loin maintenant, ou alors… une alerte a été donnée et dans mon empressement je n’ai rien vu ni entendu…

La dernière éruption n’a qu’une dizaine d’année… tout est possible… et puis ça fume terriblement à quelques centaine de mètres du refuge, de temps en temps l’œuf pourri me chatouille les narines…hmm.  Que s’y passe-t-il ? La terre se déchire par endroits… Mais pour le moment ça va, ce ne sont que des jets de vapeur soufrés qui s’en échappent. Je vais pouvoir finir ma rando tranquille… ou pas?

Il fait froid à mon arrivée dans le refuge, l’eau ne coule même pas au robinet à cause du gèle, mais le poêle à gaz tourne à plein régime et finira par venir à bout des canalisations gelées. L’eau finira par couler le matin venu, cela me permettra de préparer mon fameux porridge au chocolat (un délice… avec un peu d’habitude!).

Moment contemplatif. Le soir le soleil se couche et c’est beau… Le matin il se lève et c’est beau…

Légèrement réchauffé par les rayons rasants du soleil d’Automne, je commence à gravir le chemin pour retrouver les paysages lunaires sur le massif. C’est tout une série de décors que je traverse, le lac bleu, les 3 lacs émeraudes et des cratères. Arrivant à la base du Ngauruhoe y’a plus qu’à. Grimpette un peu casse-gueule, les pierres ponces glissent sous mes semelles déjà bien usées tout en dévalant la pente derrière moi, par contre c’est manucure gratos plus quelques écorchures. Je finis par venir à bout de ce cône à la pente vertigineuse (petit entrainement pour le Semeru en Indonésie ?).

Petit pincement, lorsque je débute la descente, en effet il est bientôt temps de penser à ma prochaine étape après mon long séjour en Nouvelle Zélande.

Next step : Darwin

Lien Photos, c’est ici

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