Tongario Alpine Crossing

Après mon séjour à la ferme, chez la famille Steele, il me reste quelques jours pour visiter l’île du Nord, comparé à mes 3 mois passé sur l’île du sud cela fait peu. Je vais donc m’orienter vers ce que j’aime faire ici, du trek et des sommets.

Dans le Nord, il n’y a pas de grande chaine montagneuse, c’est plutôt les volcans qui crèvent le paysages. Il y a Taranaki et son cône parfait, le massif de Tongariro au centre de l’île avec le volcan Ruapehu qui culmine à 2789m et enfin Rotorua où l’on peut admirer de l’activité volcanique sous toutes ses formes. C’est, comme souvent, le temps qui va orienter mes choix. Je me dirige  tout d’abord à New Plymouth qui se trouve sur la péninsule du volcan Taranaki, j’y loue une voiture pour 3 jours et ma balade commence. Après une nuit en refuge au pied de celui-ci, il ne sera pas possible de le gravir. Trop de brouillard, et la pluie soutenue pdt la nuit n’indique rien de bon; les pieds dans la neige pour les 1000 derniers mètres de dénivelé, même si c’est marrant au début ça peut devenir bien emmerdant. Je décide de rouler vers l’est, 3h30 plus tard je suis dans le Parc National de Tongario. Je fais face à la « Montagne du Destin » (Cf. Seigneurs des Anneaux). Je ne tarde pas trop, il commence à se faire tard pour entreprendre une marche en territoire hostile, et c’est même au pas de course que je gravis et traverse le zone volcanique pour arriver à mon refuge de l’autre côté. Je ferais le trek dans l’autre sens demain, en prenant mon temps et sous le soleil (j’espère) ! Mon refuge est une belle surprise, perché à 1500m sur le flanc du volcan il domine le centre de l’île, je peux même deviner l’océan loin à l’horizon. La vue sur le lac Taupo est incroyable, bien qu’il soit le lac le plus grand du pays, il n’occupe qu’une petite part du paysage qui s’offre à moi sur la terrasse du refuge. Le lac s’est formé suite à une gigantesque « explosion » il y a 27 000 ans ; et voilà le « taupo ». C’est ti pas beau.

Ce soir encore, je serai seul, bizarre qu’un lieu si magique soit désert. Mais il est vrai qu’il commence à faire froid et la saison touristique est loin maintenant, ou alors… une alerte a été donnée et dans mon empressement je n’ai rien vu ni entendu…

la dernière éruption n’a qu’une dizaine d’année… tout est possible… et puis ça fume terriblement à quelques centaine de mètres du refuge, de temps en temps l’œuf pourri me chatouille les narines…hmm.  Que s’y passe-t-il ? La terre se déchire par endroit… Mais ça va, pour le moment se ne sont que des jets de vapeur soufrés qui s’en échappe. Je vais pouvoir finir ma rando tranquille… ou pas.

Il fait assez froid à mon arrivée dans le refuge, l’eau ne coule même pas au robinet à cause du gèle, mais le poêle à gaz tourne à plein régime et finira par venir à bout des canalisations gelées, l’eau finira par couler le matin venu.

Moment contemplatif. Le soir le soleil se couche et c’est beau… Le matin il se lève et c’est beau…

Légèrement réchauffé par les rayons rasants du soleil d’Automne, je commence à gravir le chemin pour retrouver les paysages lunaire sur le massif. C’est tout une série de décors que je traverse, le lac bleu, les 3 lacs émeraudes et des cratères. Arrivant à la base du Ngauruhoe y’a plus qu’à. Grimpette un peu casse-gueule, les pierres ponces glissent sous mes semelles déjà bien usées tout en dévalant la pente derrière moi, par contre j’ai le droit à une manucure gratos ainsi qu’à quelques écorchures. Je finis par venir à bout de ce cône à la pente vertigineuse (petit entrainement pour le Semeru en Indonésie ?).

Petit pincement, lorsque je débute la descente, en effet il est bientôt temps de penser à ma prochaine étape après mon long séjour en Nouvelle Zélande.

Next step : Darwin

Lien Photos, c’est ici

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Dix jours dans les pommes

Dix jours de picking, soit une petite dizaine de tonnes de pommes ramassées et surement une dizaine de kilo de pommes ingurgitées sous toutes ses formes. A l’origine je me voyais travailler un bon moment en NZ sous l’égide d’un Working Holiday (WH) pour me faire un peu d’argent. Je dépense moins que prévu, je ne travaillerai juste un petit moment plus pour l’expérience qu’autre chose.

Travailler dans la cueillette en tout genre est le truc classique. Quelques temps avant le début de la saison des pommes, je me trouve dans les environs avec de nombreux autres WH. Le début de la saison tarde un peu à venir, on patiente ensemble… pour s’occuper on pêche, se balade, cuisine, on va à la plage etc. dur. Je m’intègre à ce milieu rapidement, les liens se tissent, on s’y amuse bien !

Avec deux autres français rencontré au Festival le Luminate, Andy et Fabien, nous trouvons une place dans le verger Sonoma à Mapua (Nord de l’île du Sud). Nous sommes logés avec d’autres pickers (cueilleurs) dans l’hébergement prévu à cet effet.  Après avoir galéré chacun de nos côtés pour trouver une exploitation qui nous accepte, nous trouvons presque trop facilement un matin ce verger à la périphérie de la vallée agricole. Nous signons de suite.

Le premier jour nous avons rdv avec les autres pickers à 10h30. Je rencontre sommairement mes prochains collocs dont Tony et Joséphine, deux Allemands. Au pied levé nous allons sur la première zone à récolter, déjà on nous distribue nos besaces à pomme. Quelques brèves explications plus tard nous voilà en train cueillir nos premières « Cox ». Celles-ci sont pour nos voisins Anglais qui en raffolent, petites pommes vermeilles et tachetées.

Mon premier jours je remplirais 4 bins (compter du 500kg la bin), score plus jamais atteint par la suite… effectivement ce n’est pas si simple que je le pensais de cueillir une pomme, j’en abîme trop. Inscrire ses empreintes digitales sur les pommes n’étant pas le but du ramassage, mais plutôt qu’une pomme pas encore mûr traverse la moitié du globe pour arriver à sa destination sans aucune marque et encore moins en mode décomposition. Il ne faut donc pas commencer à les abîmer dès la première étape.

Nous sommes logés dans une maison en carton aux abords des vergers. L’ambiance à l’hébergement ou squat comme on l’appelle est bien cool, 2 allemands et nous les français. Après le boulot, en général c’est cuisine. Cette expérience se finie avec l’arrivée de Jonathan (ami de l’UTC), qui passe opportunément dans le coin. A deux, on part sur les routes…

Une très belle expérience ce picking! Des beaux moments vécus entouré du milieu Working Holiday, un monde! Tous sur les routes, pas pour les même raisons ni pour   le même but, mais la synergie marche bien.

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Le bourdonnement étonnant du Nothofagus …

Voici une petite enquête qui court depuis maintenant quelques mois, mais dont les solutions n’ont jailli que depuis peu. Comme je suis assez content d’avoir éclairé un bout de mystère et ayant un blog “extrêmement” suivi par toute la blogosphère, je le partage avec vous!

Alors tout commence il y a de ça 4 mois… Je marchais tranquillement mais surement sur les sentiers du Parc National Torres del Paine (Chili), lorsque je fut tout d’abord impressionné puis intrigué par des arbres à l’écorce noir, comme carbonisé. Sur certains arbres cette noirceur se retrouve également au sol, à la base du tronc. Ce sont surement les rois des forêts Patagoniennes, des arbres majestueux habillés de petites et épaisses feuilles vertes qui dominent la partie supérieure de la canopée. Bien que des parties du Parc National partent régulièrement en fumée, à y regarder de plus près, la noirceur de l’écorce n’est pas due au feu. Je me doute bien que cela doit être une sorte de moisissure, mais sans plus à ce moment là… Autre élément important, lorsque je me trouve en forêt je suis parfois intrigué par un bourdonnement lointain et incessant, comme si des milliers de petites ailes voltigeaient loin au dessus de ma tête.

La noirceur de ces arbres et ce bourdonnement sont à ce moment là deux éléments distincts. Ces deux “mystères” me resterons obscures jusqu’à mon arrivée en Nouvelle Zélande, où durant d’autres balades je me retrouve face à la même essence d’arbre et, qui plus est, aux deux mêmes phénomènes.

Je m’aperçois rapidement que ce brouhaha permanent est dû à des guêpes qui portent un grand intérêt à cette écorce noir. Sur certain arbres je les voies glaner par dizaines rien que à portée de vue, elles doivent se compter par centaines sur l’arbre entier. À y regarder de plus près voici une scène que l’on peut apercevoir (Voir photo à gauche), une guêpe captivée par une goûte qui pend d’un filament blanc sortant de l’écorce. C’est trop de mystère pour que je puisse dormir sur mes deux oreilles ! Je “google it” au plus vite et je finis par tout piger, et même plus…

La couleur noir des arbres est dû à un champignon connu sous le doux nom de Capnodium. Celui-ci se nourrit du surplus de “miellat” (honeydew en anglais) rejeté en dehors de l’écorce par une cochenille, en anglais sooty scale insect, en latin le cryptococcus fagisuga. L’insecte, pas plus gros qu’un moucheron, suce la sève de l’arbre et exsude via un long filament blanc l’excès de sucre qu’il a pris dans la sève. Cela forme au bout du filament une petite goûte de sucre, une aubaine pour bon nombre de nos amis sylvestre. Un truc marrant à savoir, des levures peuvent être également présente dans ce miellat, il y a donc fermentation… C’est donc Open Hydromel! Effectivement lors de ma dernière balade sur les crêtes des collines de Whakahoro, où je suis volontaire à la ferme des Steeles, j’ai remarqué quelle guêpes en plein coma éthylique à la base du tronc d’un Nothofagus!

Une goutte de trop pour cette guêpe... acrochée par les pâtes arrières, elle fait un petit somme !

Une goutte de trop pour cette guêpe… acrochée par les pâtes arrières, elle fait un petit somme !

Un truc moins marrant à savoir, ces guêpes sont des nuisibles. Elle ne sont pas originaires de Nouvelle Zélande, mais d’Europe. La première espèce introduite fut la guêpes germanique (Vespula Germanica) en 1940, vite supplantées par la guêpes commune (Vespula Vulgaris) en 1970. Elles sont voraces et volent littéralement la nourriture de la faune indigène qui dépend de celle-ci. Bien qu’abondante en été, de nombreux oiseaux (comme le tui, le bellbird ou le kaka) et autres insectes dépendent de cet aliment en hivers où le miellat est l’une des seules sources de nourriture. A noter que les guêpes se nourrissent également d’autres insectes. D’après le DOC (Departement Of Conservation), dans certaine région la présence des guêpes à réduit considérablement l’abondance des insectes et araignées, se qui à entraîner la diminution du nombres d’oiseaux qui s’en nourrissent.

Encore un autre fléau sur le sol néo-zélandais qui fait plus de ravage chez les espèce natives qu’il n’y parait.

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Trek à St-Arnaud mémorable

Me voici quelques jours avant de commencer la cueillette de pommes à Mapua. Avec un de mes collègues picker (cueilleur), Andy, on décide d’aller se balader sur trois jours vers St-Arnaud! C’est un petit village au bord du Lac Retori, comme son nom l’indique c’est un lieu bien sympathique mais aussi et surtout le point de départ pour entreprendre des treks dans le Parc National Nelson Lakes.

L’objectifs cette fois: Angelus Peak (2075m). Arrivés juste avant la fermeture du bureau local du DOC (Departement of Conservation), on se renseigne sur le temps (pas top… mais ce n’est pas grave on est là on y va) et on réserve notre refuge pour la seconde nuit (Angelus hut). Nous préparons nos sac de rando entourés d’une nuée de sandflies (Ressemble à une drosophile mais en beaucoup moins sympathique!). On se dépêche, heureusement ces ***** de mouches ne suivent pas les marcheurs. Nous longeons le lac jusqu’à son autre extrémité où se trouve le refuge coldwater, ni une ni deux je plonge! Pas si froide… Comme on dit dans le nord: “Au début elle est froide, au début elle froide, au début elle est froide, mais après elle est bonne!” (Marcel et son Orchestre copyright).

Je n’est cependant pas le temps de profiter de la fin du couplet. Le feu de bois à l’intérieur du refuge est salvateur…

Seconde journée, 1300m de dénivelé, dont la plupart sur les derniers kilomètres pour Angelus hut. On ne verra pas grand-chose, la montée se faut sous une pluie fine. Nous sommes tout trempés en arrivant au refuge, après avoir essoré nos chaussettes nous allumons le poêle à bois.  Trop content d’être au sec nous ne tenterons pas d’explorer les alentours qui pourtant offrent, par beau temps, des panoramiques magnifiques. Nous profitons d’être les premiers au refuge pour nous mettre à l’aise. Les quelques autres randonneurs qui arrivèrent à se frayer un chemin dans la brume ne tarde pas à arriver.

Nous rencontrons la gardienne du refuge qui nous fait un briefing sur les conditions météo. Le sommet n’est pas atteignable aujourd’hui, beaucoup trop de brouillard, et demain c’est pire! En effet la pluie fine se transforme en grosse drache et ça n’a pas l’aire de se calmer… en prime le vent s’est levé. Trois chemins de retour sont possibles. Le chemin de crêtes (ridge) qui descend jusqu’au bas du Lac, et de chacun côté de celle-ci. Le chemin de crête est plus que déconseillé du fait des fortes rafales de vent, c’est donc la direction de celui-ci qui nous décide.

Quitte à être mouillé, au moins on prendra le chemin qui est à l’abri: le choix se porte sur le même trajet qu’à l’allé, mais en différent étant donné que les chemins se sont transformés en rivières, les rivières en torrents, les torrents en déluge! On est même obligé de faire un détour d’1 heure pour traverser une rivière par les aires (pont suspendu), qui est devenue infranchissable à gué.

Finalement on arrive au van en début d’après-midi, petit baignade (plus un bain qu’autre chose!) et avant même que les sandflies se soient aperçues de notre présences on décolle pour Mapua où l’on nous attend pour aller cueillir des pommes.

Petite morale de la balade: mouillé pour mouillé, autant y aller à fond. En outre c’est le fun!

Lien Photos Lien musical

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Luminate Festival 2012

Arnaud à la rencontre les Hippies Kiwis

Suite à plusieurs rencontres au cours de mon petit tour de l’île du sud, je décide de me rendre au Luminate Festival qui se déroulera du 1 au 8 février sur les collines surplombant la petite ville de Takaka (Golden Bay). Je ne sais pas trop à quoi m’attendre mais j’ai un bon feeling. De surcroit c’est dans cette région que se trouvent la plupart des vergers (orchards) de poires, pommes et kiwis de l’île du Sud. D’après mes sources la saison des pommes commencera juste après les festivités, je pense donc travailler en tant que cueilleur « picker ». Finalement cette année la saison a du retard et une bonne partie des festivaliers ont la même idée, donc avec quelques autres voyageurs en Working Holiday (WH) on monte le camp! L’occasion de vivre un moment avec une partie de la grande communauté des Working Holiday de NZ. Et ainsi de vivre des produits de la mer, innombrables et peu consommés en Nouvelle Zélande, ainsi que d’apprendre à faire du pain au feu de bois ou encore transformer un thon en boîte en lampe à huile…

500 kilomètres et 9 heures de route me séparent des collines de Takaka depuis Christchurch. Par l’intermédiaire d’un réseau social je trouve une covoitureuse. Phoebe est une Kiwi super sympa, elle fera d’ailleurs partie des bénévoles du festival. Nous finiront la route avec Andy, un marseillais, qui fait du stop pour se rendre au festival. Superbe ambiance dans le van, pendant que nous tentons de gravir « Takaka hill » (900m d’altitude) Andy nous narre sa première expérience de wwoofing avec un Franglais marseillais inimitable.

Après une petite pause au sommet pour admirer le point de vue sur la Tasman Bay, ils nous restent à parcourir les 10 derniers kilomètres par un des nombreux chemins en gravier que l’on rencontre en NZ dès que l’on s’éloigne des axes principaux. C’est presque à la queue leu leu que les vans des festivaliers se suivent pour atteindre l’entrée où des « bénévoles », dont une bonne partie de Français (qui ont senti le bon plan!), sont chargés de vérifier si nous ramenons de l’alcool au sein du festival.

Après avoir garé sommairement mon van je fais mes premières rencontres. Mes voisins directs viennent, tout comme moi, de l’autre bout du monde. Fabien, Benjamin, Sébastien et Charlotte sont Français (tous en WH). Andy et moi suivons le destin et nous greffons mon van et sa tente à ce campement. Au départ 6 étrangers les uns envers les autres nous formons pour le temps du festival un groupe éclectique mais bientôt solidaire. Certain d’ailleurs seront mes compagnons d’apple picking quelques semaines plus tard.

A première vue se retrouver entre francophone au bout du monde n’a que peu d’intérêt, cependant une telle rencontre n’est justement possible que hors de nos frontières. On dit souvent « qui se ressemblent s’assemblent ». En France pas grand-chose nous aurait rassemblé. Pourtant ici nous formons un groupe bigarré de frenchis qui de par nos parcours distincts engendre une ambiance incroyable.

Le Luminate est organisé par un collectif qui rassemble les nombreuses communautés hippies qui ont élu domicile dans la Golden Bay, région côtière la plus ensoleillée de l’île du sud où il fait bon vivre. Ce festival est le prolongement de l’utopie des communautés avoisinantes, un moment d’ouverture et de partages de leurs idées et idéaux envers les personnes présentes. Il n’y a pas tant de kiwis, par contre une foule de français et d’allemand en WH qui se sont bien passé le mot.

A ma connaissance le Luminate n’a pas d’équivalent. Le « Burning Man » qui se déroule dans le désert du Nevada s’en rapproche par certain côté…  Le Luminate est plus qu’un festival musical comme on en rencontre tellement sur le vieux continent. Bien que cela soit un des plus grands de NZ, nous ne sommes pas plus de 3000, ce qui rend les nombreuses activités (Workshops) conviviales et accessibles. C’est festival de musique, danse et arts ; ayant pour intention de nous inspirer une manière de vie durable en harmonie avec notre terre. Certain vont encore plus loin, bien loin… Tout un programme.

Lefestival  se compose de deux scènes musicales (Le main stage et la scène Electro), une zone de Chill Out (repos), une zone Tribal, une zone de jonglage et de nombreux espaces destinés aux Workshops. L’atmosphère est zen. Les festivaliers s’autogèrent eux-mêmes, ce qui marche plutôt pas mal. Pas d’agents de sécurité sur le site, ni de poubelle, si tu vas au resto ramène ta gamelle et lave la toi même ! Pour la douche chaude c’est aux festivaliers de maintenir la température en rajoutant dans le foyer du combustible trouvé dans les forêts avoisinantes.

La cérémonie d’ouverture donne le ton. Nous sommes tous rassemblés sur les pentes d’un cratère hémisphérique, autour du bûcher. La région calcaire est un gruyère de galeries et cavités souterraines qui s’effondrent de temps en temps laissant une marque à la surface. Les sons de tambours commencent à se répercuter dans la foule, une voix mélodieuse chantonne un poème de bienvenue et d’amour. Le rythme se fait plus intense. D’un coup le feu embrasse tout le monticule. La chaleur est intense et l’atmosphère se charge d’étincelles. Au bout de quelques instants c’est une farandole de festivaliers en costume d’Adam qui dansent autour du brasier…

Le festival se passe tranquillement. Le temps n’est pas top top mais il y a de quoi s’occuper. Je profite de l’ambiance et des nombreux workshops proposés. J’assisterais entre autre à une séance de Yoga du sommeil (reposant!) et de réflexologie (ça chatouille! et ensuite j’ai mangé comme 4…).

Lascène Tribal ne désemplit pas. Le son des percussions résonne 24/24 durant toute la durée du festival. Chacun y ai libre de venir avec son instruments  et de se joindre au groupe déjà présent. Au petit matin, les uns vont se coucher et d’autres les remplacent.

Pour faire simple, deux type de festivaliers.  Le kiwi, et une foule d’européen habitués aux festivals du vieux continent qui se retrouvent là un peu par hasard, portés par le flot et la promesse de passer des beaux moments au fin fond d’une forêt. Bizarrement les kiwis n’y sont pas nombreux, contrairemnt au backpackers qui se passent le mots chacun année et qui arrivent de fait en masse. Ces derniers, tout en vous passant les détails, ne font pas qu’enfiler des perles et boire du thé vert…

Quelque photos cadeaux:

Après le festival, direction la plage. Un bon bain de mer bien frais pour re-ancrer dans la réalité. Nous sommes alors le 8 février, il est temps pour moi de chercher un travail. .. suite au prochain numéro (les tricheurs peuvent déjà aller voir les photos des étapes suivantes sur le compte Picasa…)

L’ensemble des photos du festival c’est ici

 

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